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D’abord l’aire, ensuite l’allure

Magazine Contact #17

Hermann Zeilinger et Helmut Dirmayer, du cabinet « Architekten Färbergasse », collaborent régulièrement avec Wiesner-Hager et nous montrent qu’à l’écart des points névralgiques urbains, l’architecture s’épanouit aussi.

Pourquoi vous êtes-vous établi à Braunau ? Pourquoi pas à Salzbourg, Linz ou encore Vienne ?

Dirmayer : Mais voyons, le lieu où l’on travaille importe peu, et Braunau offre de par son patrimoine architectural un grand potentiel.

 

En étudiant vos projets de référence on remarque une part importante de rénovations, une inclination particulière pour ce type de défis ?

Dirmayer : Oui, naturellement! Car il s’agit de sublimer les qualités d’un ouvrage ancien et de l’adapter aux exigences modernes.

 

Comment définiriez-vous votre style, votre credo ?

Zeilinger : Il nous importe de développer des solutions personnalisées, de ne pas recourir à un standard « prêt-à-l’emploi ». Dès lors, il n’est pas inconcevable d’aménager, comme récemment dans une habitation privée, les chambres à coucher au rez-de-chaussée et les salles de séjour à l’étage.

 

Pourquoi cela ?

Zeilinger : Parce que ce n’est que dans cette configuration particulière que l’on peut jouir toute l’année d’une vue magnifique, alors que l’on ne profite vraiment du jardin que durant le court intermède estival. Nos commanditaires furent immédiatement séduits par l’idée.

 

 

Comment travaillez-vous généralement ?

Dirmayer : Pour commencer, nous ne présentons aux clients qu’une projection en deux dimensions. Les façades et les modèles seront eux présentés le plus tard possible. La priorité est donnée à définir le champ spatial le plus pertinent. Cet objectif atteint, on peut se pencher sur l’allure générale.

 

Vos clients n’ont-ils pas déjà une idée arrêtée quant à l’apparence extérieure?

Zeilinger : Si, d’emblée. Il n’est pas rare que des clients nous montrent une photo dans un magazine et disent : « Je veux ça en plus petit. » Mais ce que le bâtiment permet vraiment, ils l’ignorent encore.

 

En association avec Wiesner-Hager, vous avez conçu l’Ecole de Musique d’Altheim. Quelle était la particularité de ce projet?

Zeilinger : L’ancienne bâtisse est inscrite au patrimoine historique, un bijou. Sa superficie est cependant trop modeste pour les besoins d’aujourd’hui. Nous aurions pu être en mesure d’y faire entrer un maximum de choses en quelque sorte, mais pas sans en altérer son entrée et son âme, ce cachet propre à Altheim. Par conséquent nous lui avons adjoint à l’arrière un cube, sobre et moderne.

 

Vous avez conçu la façade de l’extension avec des bandes lumineuses dont la couleur change, quelle est l’idée sous-jacente ?

Zeilinger : Les pulsations des bandes lumineuses projettent vers l’extérieur la musique et la vie qui émanent de ce bâtiment. A l’origine cette installation n’était destinée qu’à être ponctuelle, lors d’événements, mais l’adhésion et l’enthousiasme ont été tels que les bandes sont désormais allumées tous les soirs.

 

La politique de Wiesner-Hager quant à ses produits est très axée sur le design. Quel rôle joue-t-il dans la conception de vos projets? Qu’attendez-vous du design d’un produit ?

Zeilinger : Nous orientons assurément notre travail autour du design du produit. Wiener Hager a développé, ces dernières années, des concepts très sophistiqués qui ont toute leur place dans les projets que nous menons. Nous privilégions généralement les fournisseurs locaux. Nous sommes nous-mêmes des « acteurs régionaux » et ces derniers devraient être encouragés dans les marchés publics.

 

Vous réalisez un grand nombre de projets à l’échelle des communes. Quelles sont les différences par rapport à des commandes privées ?

Dirmayer : Les marchés publics représentent généralement des plus gros volumes. Les conditions générales et le budget sont plus strictement définis mais la marge de manœuvre dans la phase de
transposition est plus grande. Au niveau politique, une prédisposition favorable à la construction
moderne s’est inscrite dans l’air du temps.

Zeilinger : Les maîtres d’ouvrage privés pèsent de leur influence tout au long du processus et jusqu’au dernier lavabo. Ils veulent pouvoir s’identifier dans chaque détail. C’est pourquoi il est essentiel que le maître d’ouvrage et l’architecte soient sur la même longueur d’onde afin qu’un projet de construction privée soit une réussite.

Dirmayer : Quand il y a cette entente, c’est même parfois une amitié durable qui s’instaure.

 

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