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La (dé)motivation à distance. Comment la motivation peut également être générée dans un bureau à domicile.

Magazine Contact #31

Celui qui travaille à la maison ou en déplacement est moins motivé que les collègues au bureau. Ces faits ont été présentés lors d’une étude de grande ampleur de Harper Business, au mois de juillet 2020, dans leur magazine Harvard Business Manager. Le plus faible niveau de motivation peut être observé chez les employés qui ne peuvent pas choisir leur lieu de travail. Une pandémie qui renvoie – au moins temporairement – des millions d’hommes au bureau à domicile, n’est pas vraiment bénéfique. Après des semaines de collaboration virtuelle au sein du bureau à domicile, la motivation risque de diminuer de plus en plus et, simultanément, la capacité de se concentrer et de travailler efficacement.

Motivation interne et externe

Pour mieux comprendre tout ce qui nous freine ou ce qui nous stimule, il faut d’abord définir clairement la motivation. La motivation peut être considérée comme la somme des raisons qui nous incitent à agir. L’origine de la motivation joue un rôle important, selon que les motivations émanent de la personne elle-même – de son intérieur – ou, si elles sont activées par des stimulations externes. On fait alors la différence entre motivation intrinsèque (interne) ou extrinsèque (externe). La motivation intrinsèque est surtout importante pour les processus créatifs et complexes, car c’est l’impulsion personnelle qui compte. Atteindre un objectif est souvent déjà la récompense suffisante pour accomplir des tâches créatives. Il n’en va pas de même pour la motivation extrinsèque. Ce sont les récompenses offertes de l’extérieur qui incitent à atteindre un objectif, par exemple une compensation financière ou la peur d’être licencié. La motivation extrinsèque étant contre-productive pour des activités professionnelles créatives et orientées vers des solutions, elle est indispensable pour des tâches standards. Si plusieurs collaborateurs, ou même des équipes entières, subissent une énorme baisse de motivation, l’impact négatif est inévitable sur la qualité de travail, la créativité, et plus particulièrement les processus de solutions. Il est aussi dans l’intérêt de l’entreprise de maintenir la motivation professionnelle.

 

Ne laisser aucune chance aux tueurs de motivation.

Quels sont les facteurs motivants pour un collaborateur ? En principe on peut imaginer que la plupart des gens aiment leur travail – ils ont tout de même choisi leur profession volontairement. Une motivation qui a tendance à baisser après une intégration réussie dans l’entreprise, est souvent l’indicateur de problèmes de culture d’entreprise et de gestion. Des actions futiles et factices ne suffisent pas pour protéger la motivation. Bref : Souvent il serait plus simple d’arrêter de démotiver les collègues au lieu d’essayer excessivement de les motiver.

Les cinq typiques tueurs de motivation suivants sont très stressants pour beaucoup d’employés – le travail à distance intensifie encore le problème:

 

1. L’inutilité

Celui qui ne reconnaît aucun sens à son travail, ne pourra guère être motivé. Ce tueur de motivation se renforce encore au bureau à domicile, car les employés n’auront aucune rétroaction à leur travail par manque du contact direct à l’entreprise. Les entreprises qui développent avec leurs employés des objectifs précis et qui évoquent les succès ensemble ont les meilleures chances contre le sentiment d’inutilité. Il est tout aussi important de communiquer régulièrement les corrélations des décisions. Cela fonctionne également à distance.  

2. Le grand classique en soi pour la démotivation : Un climat d’entreprise misérable

Des ressentiments, de la jalousie et du harcèlement sont démotivants et détériorent énormément le climat d’entreprise. La plupart du temps une communication insuffisante en est la cause. Souvent il y a un manque de communication respectueuse et attentive entre les responsables et les employés – également entre eux-mêmes. Les cadres doivent donner un bon exemple et agir authentiquement avec respect et attention pour promouvoir un environnement favorable à l’appréciation, au travail en équipe et un sentiment d’appartenance à l’entreprise.

3. Le gaspillage de potentiel

Des tâches monotones qui se répètent sans perspective d’être optimisées ralentissent l’élan. Si les entretiens professionnels entre collègues, qui ont lieu spontanément au poste de travail, deviennent caducs, on tombe vite dans le train-train si souvent cité de ne faire plus que le strict nécessaire. Des séminaires et des formations continues en forme de webinaires sont la possibilité parfaite de renforcer les potentiels individuels malgré la pandémie ou plus que jamais pendant la pandémie. En outre on peut installer des espaces virtuels où les collègues peuvent échanger des connaissances professionnelles.

 

4. Equipement insuffisant

Très sous-estimé, mais un vrai tueur de motivation : Les gens perdent très vite l’enthousiasme de travailler si l’équipement technique de base – allant de l’équipement informatique au logiciel et à la connexion internet laborieuse – n’est pas adéquat. Des meubles qui ne correspondent pas aux exigences ergonomiques d’un poste de travail ou un climat intérieur désagréable peuvent être nocifs à la santé. Une quantité de congés de maladie résultent de douleurs dorsales, de tensions musculaires et de climatisations mal réglées. Les investissements dans un équipement de base optimal sous forme de meubles de qualité et d’une infrastructure informatique moderne sont faibles par rapport aux coûts entraînés par une motivation très limitée.

 

5. Micro-gestion

On entend par micro-gestion la propension négative des cadres à se mêler de chaque processus de travail des employés aussi petit soit-il. A quoi bon pour un employé de faire des efforts pour exécuter soigneusement des tâches si elles sont constamment rejetées ou faites de nouveau ? Il y a aussi le mépris des performances des employés qui intervient. La répartition des tâches doit être définie et actualisée à intervalles réguliers pour éviter des malentendus à l’intérieur de l’équipe. Intégrez les fautes dans les processus d’améliorations et optimisez les procédures opérationnelles en collaboration avec vos collègues

 

L’architecture qui augmente la motivation.

Quand le nombre de collègues présents dans les bureaux se réduit par suite du travail à distance, la place gagnée peut être transformée en surfaces à utilisation innovante. Des espaces pour le travail par projet, des zones créatives et des zones de pause à concept décontracté encouragent le personnel à se connecter, échanger et à lancer des processus communs. Des espaces à l’aménagement attrayant font partie de la motivation extrinsèque. Seule la liberté de travailler de façon indépendante à la recherche de solutions est judicieuse, elle active la motivation intrinsèque et crée un lien entre l’utilisateur et l’espace. Le reste suivra automatiquement ou, selon un dicton populaire : « le travail qui vous rend heureux, est déjà à moitié fait ! »